Wednesday, March 28, 2007

Paraiso Botadero San Pastor

Noch ein Stückchen weiter! Leicht verzweifelt suchen wir mit dem Taxifahrer unseren nächsten Aufenthaltsort. Ja! Da ist es auf der linken Seite: Botadero San Pastor! Der letzte Kilometer dann durch den Dschungel auf einem holprigen Pfad. Die Stossdämpfer ächzen. Doch soll sich der Aufwand lohnen: Wir stranden im Paradis!
Wir steigen aus dem Taxi und trauen unseren Augen kaum: vor uns breiten sich die sieben Farben der Lagune von Bacalar aus! Die Sonne scheint, und ein angenehmer Wind bläst uns durch die Haare.
Mario kommt aus den Bäumen hervor und empfängt uns auf der Bioranch von Alejandro Martinez. Hier werden Nutzpflanzen, hauptsächlich Palmen, auf ökologische Weise gezüchtet und vor allem nach Europa verkauft. Nebenbei bietet Alejandro für wenig Geld Palapas und Zelte zum Schlafen an.
Ivan Romero, der Vorsitzende des franko-mexikanischen Vereins A.C.F.M. in Marseille, gab uns den heissen Tipp mit dem Hinweis, dass es hier immer offene Ohren für Projekte gibt. Ein wunderbarer Ort für ein bisschen Ruhe und konstruktiver Aktivität.

Encore un peu plus haut... Cette fois, nous laissons tomber notre guide pour suivre les conseils d'Yvan Romero (de l'association culturelle franco-mexicaine acfm de Marseille). Direction Le Botadero San Pastor au bord de la lagune de Bacalar. Nous n'avons alors que très peu de précisons pour indiquer au taxi notre destination. Finalement, au bord de la route, au milieu de hautes herbes, on apercoit une pancarte de bois peinte à la main...nous y sommes. Le chauffeur empreinte le petit chemin cahoteux qui s'enfonce dans la forêt pour arriver dans une clairière ouverte sur la lagune. C'est un véritable petit paradis, l'île aux trésors d'Alejandro Martinez. Cet endroit nous séduit. On va se poser, oublier le temps (vous aurez remarquez!) et vivre au rythme de la nature, écouter les histoires d'Alejandro et de Mario, le jeune homme qui travaille ici.

En quelques châpitres, nous allons tenter de vous faire partager nos découvertes et les secrets de cet endroit particulier.

(Slideshow)

Ausflug in den Urwald - La selva

Dieser beginnt schneller als wir denken. Von Anfang an, durch die fesselnden Erzählungen Alejandros, begeben wir uns auf den Weg in die Natur und der Maya und stossen dabei auf exotische Leckereien, Giftpflanzen und Heilkräuter. Fast täglich erwartet uns eine neue Kostprobe einer noch nicht entdeckten Frucht aus verschiedensten Farben und Formen.
Und schliesslich begeben wir uns eines Morgens noch vor Sonnenaufgang, den Schritten Alejandros folgend, über die Schwelle der Botadero-Lichtung in den Urwald. Doch keine Bange: Wir werden begleitet von Alejandros Sohn Dario und Rocco, der 4 Monate alte und unermüdliche Dackel-Labrador-Mischling, begleitet uns und wird sicherlich sein Leben für uns aufs Spiel setzen. Wir kommen an der Palmenzucht vorbei, doch Achtung vor den Moskitos. Sobald man sich in schattigere Ecken begibt fallen diese blutrünstigen Quälgeister über uns her. Augen zu und durch. Wir sind ja nicht zum Spass hier!
Unser Pfad führt an einen Baum mit einem speziellen Spitznamen vorbei. Streichelt man mit der Hand über seine feine Rinde, dann blättern hauchdünne Rindenstücke ab. Das ist der Grund, weswegen man ihn auch Touristenbaum nennt, deren Haut in der glühenden Sonne auch von Zeit zu Zeit im Winde verpellt.
Der nächste Baum bringt uns dem Mayakult ein wenig näher. Kurze, dicke Stacheln übersäen die Oberfläche. Mit einem kalten Schauer hören wir Alejandros Geschichte zu, die von einem jährlichen Brauch jedes Dorfes berichtet. Eine Person wurde dazu bestimmt sich in den Wald zu begeben, sich einen dieser Ceiba-Bäume auszusuchen. Diesen sollte er daraufhin fällen und auf seiner Schulter tragend ins Dorf bringen. Dort wurde in der Zwischenzeit das grosse Fest vorbereitet, und man erwartete ihn schon am Eingang mit einigen Litern Alkohol, um ihn und seiner durchfleischten, blutigen Schulter das Nötige zu geben. Der Stamm wurde in der Dorfmitte aufgestellt, und den Gebräuchen entsprechend dekoriert, und sollte dort für das nächste Jahr bestehen. Dieser Stamm stellt für die Maya die Konstellation der Welt dar. Drei Etagen stehen für die drei Schichten unserer Welt. Die dunkle Unterwelt der Toten, die Schicht der Tierra (unsere umgebende Erde) und das Himmelszelt.
Wir kommen noch an einem Mahagonibaum vorbei, dem ein eher desaströses Schicksal bestimmt war. Unkontrollierter Holzabbau, mafiöse Strukturen, die ohne Skrupel grosse Teile des Dschungel abrasierten (und dies auch heute noch sehr erfolgreich tun) führten dazu, dass die heutigen Mahagoni-Arten bei weitem nicht mehr die ehemalige Grösse erreichen. Ausserdem wurden natürlich grosse Teile des Urwaldes dem Erdboden gleich gemacht. Aber was tut man nicht alles für eine schicke Wohnzimmereinrichtung!
Somit kommen wir auch zu einem der wichtigen Teile von Alejandros Projekt. Ihm geht es darum, touristische Strukturen aufzubauen, die an einer natürlichen Umgebung angepasst sind. Es ist wichtig, dass ein gewisses Bewusstsein und Verantwortung beim Besucher geweckt wird mit der Natur zu leben und nicht in einer künstlich hochgezogen Filmkulisse. Was macht es noch für einen Unterschied nach Kuba, Mallorca oder Indien zu fliegen, wenn man sich ausschliesslich zwischen Zimmer, Bar und Swimmingpool bewegt. Wo befindet sich die Neugierde eine Kultur, eine Geschichte oder Sprache kennenzulernen. Da liegt doch der wahre Erholungswert einer Reise! Wir hoffen, dass Alejandro sein Projekt eines Tages verwirklichen kann, und dass wir in irgendeiner Art dazu beitragen zu können. ¡Suerte!

La premiere chose a savourer et a explorer au Botadero, c est bien sur, la nature. Alejandro souhaite d ailleurs la préserver dans son rancho écologique mais pas seulement. Sa démarche est aussi d éveiller les consiences. Il accueille alors des classes pour leur faire visiter la foret et leur raconter la fragilité de cet écosysteme. Mais il consacre la majorité de son temps a une association réunissant toutes les personnes qui développent un projet de tourisme écologique autour de la lagune. Tout cela est loin d etre simple mais les choses bougent petit a petit.
Un matin, il nous emmene a notre tour dans la foret, accompagné de Dario, son fils de 8 ans et escorté de Rocco, le chiot.
C est une foret relativement jeune. Le temps du Botadero n est pas si loin. Il est encore possible de s y frayer un chemin. Attention, les moustiques y sont tres féroce. A peine entrés, nous ressortons en courant...vite l antimoustique!!
Les variétés d arbres sont nombreuses, je vous parlerai alors des plus marquantes:
- Il y a l arbre "aux touristes" - ne me demandez pas son nom scientifique...On l appelle ainsi car son tronc est recouvert d une peau qui se détache tres facilement...Comme la peau des touristes qui ce seraient trop exposé au soleil, elle pelle! Sa couleur bronze lui donne une luminosité particuliere.
- Un peu plus loin, Alejandro nous montre le fameux Ceiba, l arbre de vie, l arbre sacré des mayas. Ses branches se répartissent sur 3 niveaux qui représentent les 3 mondes : l infra monde, qui correspond a celui de la mort, le monde des hommes et le ciel, le cosmos. Comme vous le verrez sur les photos, son écorce est remplie de larges épines. Chaque année, les mayas allaient cherché cet arbre pour en faire leur totem. Portant le tronc a meme leurs épaules, les hommes se blessaient profondément. Mais le sang qui se répandait alors sur le sol était une offrande, un sacrifice fait aus dieux.
- On trouve aussi ici, des essences de bois précieux. Notament le Mahagoni. Son exploitation fait des ravages. Rare, il tres prisé et on n'hésite pas détruire toute la végétation allentour pour pouvoir le transporter. Aujourd'hui, ceux qu on rencontre sont encore petits, il n ont qu'une cinquantaine d'années.
- Enfin, de couleurs et de formes variables, minuscules ou un peu plus grandes, jonchées sur les troncs d arbres, on trouve...devinez quoi?...les orchidées. De vrais petits bijoux. On peut savoir leur age en observant le nombre de bulbes qu elles portent a la racine.

Plus de 7 plantes sur 10 qui poussent ici possedent des vertus curatives ou alimentaires. Encore une bonne raison de respecter et de protéger notre mere nature.

(Slideshow)

Le mystérieux musée d'Alejandro - Alejandros Museum

Depuis notre arrivée, Alejandro évoque à plusieurs reprises "son musée". Restant assez mystérieux, nous nous demandons bien de quoi il s'agit et cela excite notre curiosité. Alejandro vit depuis maintenant 5 ans dans son petit paradis écolo.
Un matin, il se décide à nous dévoiler son trésor.Au fur et à mesure de ses promenades dans la forêt et de ses divers travaux d'aménagement, il nous raconte qu'il a découvert de nombreux objets ou petites traces qui racontent l'histoire de la lagune. Il les a rassemblé petit à petit et s'est constitué une très belle collection digne d'un musée. Il nous invite d'ailleurs à ouvrir l'oeil au cours de notre séjour. Selon lui, il reste encore beaucoup de choses à dénicher...
Il arrive donc ce matin là, aidé de Mario, chargé de caisses de bois et nous retrouve sous la palapa. A l'intérieur, un amoncellement de boules de papier journal poussiéreux. Nous l'aidons à tout débaler. A chaque fois c'est un grand mystère, que va t-on trouver au coeur de ces épaisseurs de papier? Précotionneusement, on installe sur une table tous ces objets qui paraissent si fragiles mais qui ont pourtant traversé le temps. Et ici, on peut les toucher, les sentir...ceci me provoque des émotions particulières.
Avec Ramon, qui alors nous rend visite, on s'interroge sur l'utilité ou la forme initiale de ces objets usés par le temps. Chacun donne son interprétation et Alejandro nous raconte des histoires. On peut classer toutes ses trouvailles en trois grandes périodes représentatives de l'histoire de Bacalar et de la lagune :

  • la période préhispanique avec des objets mayas

  • le temps de la piraterie entre le XVIème et XVIIème siècle

  • l'exploitation du bois et du chiclé de la fin de XIXème - début XXème

  • Vom ersten Tag an erwähnt Alejandro regelmässig sein Museum. Doch seine mysteriöse Art macht uns zeitweise zweifeln und fragen, um was es sich dabei tatsächlich handeln soll. "Haltet Eure Augen offen, so könnt Ihr vielleicht auch Euren Beitrag zum Museum leisten!", oder Ähnliches weckten unsere Neugierde.
    Jetzt werden die Holzkisten aus seiner "Wohnung" getragen (ja richtig, dieses gelbe Hippiegefährt ist Alejandros Stauraum für sein wertvolles Gut und sich selbst), die bis oben hin mit Zeitungspapier gefüllt sind. In diesem Haufen von Knöllchen befindet sich seine ganz besondere Sammlung, sein Schatz! Darunter befinden sich Stücke aus der prehispanischen Mayazeit (bis zum 16. Jh.), der gefürchteten Piraten (17.Jh.) und schliesslich der letzten aktiven Epoche des Holzabbaus (19./20. Jh.).
    Seit 5 Jahren lebt Alejandro auf seinem Grundstück und findet auf seinen Streifzügen immer wieder Teile der Geschichte des Botadero. Durch diese reisen wir nun, die Objekte tastend, riechend und ordnend. Der zukünftige Nachbar Ramon schliesst sich dem diletantischen aber neugierigen Hobbyarcheologenteam an, und wir diskutieren und interpretieren ambitioniert über verschiedene Anwendungsmöglichkeiten der einzelnen Funde.

    Le temps des villages mayas - Die Maya
    Au bord de la lagune s'est installé un village maya. On peut d'ailleurs en deviner des traces en ce baladant dans la forêt telles que des escaliers ou encore des creux dans la roche calcaire. Les mayas se servaient en effet de cette roche calcaire comme ciment pour la construction de leurs habitations. Les objets rassemblés par Alejandro sont pour la plupart des morceaux de poterie, des pierres taillées, des pointes de flèches et même des statuettes d'argile de type encensoir. Un véritable trésor, comme je vous disais!

    Ein Stückchen hinter den Duschen weist uns Alejandro auf einen Hügel hin, auf dem Steinbrocken verteilt liegen und eine Art Treppe zu erkennen ist. Zeichen für ein mögliches Mayagebäude, vielleicht sogar ein kleiner Tempel. Ein wenig weiter im Dschungel stossen wir auf ein Kalksteinloch, was darauf hinweisen könnte, dass sich in der Nähe ein Dorf befand und der Kalkstein für Bauarbeiten hier abgetragen wurde.
    In seiner Sammlung befinden sich Pfeil- und Speerspitzen aus Stein gehauen, Schmuckstücke und Steingewichte zum Angeln. Zum Abschluss bezaubern uns Figuren, oder Teile davon aus Holz oder Ton, sowie bemalte Scherben von Tonkrügen und -tellern.

    Die Piraten - Le temps de la piraterie
    Ein paar Jahrhunderte später erklärt die spanische Krone einen Teil Amerikas für sein Eigentum und beutet Land und Leute mit bestem Gewissen für seine eigenen Zwecke aus. Frankreich und vor allem England wollen natürlich auch ihren Anteil an der ganzen Geschichte haben. Ihre Lösung: die Piraterie! Natürlich ist die Karibik, neben den Wirbelstürmen, auch durch die hohe Piratenaktivität berühmt, und diese wird oft unter den Schutz der englischen und französischen Krone gestellt. Berühmte Piraten, wie zum Beispiel Francis Drake oder Henry Morgan, wurden sogar am Ende ihrer "Karriere" zu Nationalhelden bestimmt.
    Bacalar stellte einen wichtigen Handelsknotenpunkt dar und wurde abwechselnd von den Spaniern und Piraten hin- und hererobert, was am wenigsten der Bevölkerung zugute kam, die zeitweise fast komplett ausgerottet wurde. Erst der Bau des Forts Mitte des 18. Jh. bereitete dem Treiben ein Ende.
    Alejandro zeigt uns hauptsächlich Flaschen aus dieser Zeit. Alle sind ganz schief aus dickem Glas geformt, manche besitzen einen runden Boden, unmöglich, diese auf den Tisch zu stellen. Man hat förmlich das Bild mit dem handgeschriebenen Hilferuf von einer vereinsamten Insel vor Augen, die sich im karibischen Meer von der Strömung treiben lässt.
    Avec la conquête espagnole, un important réseau commercial se développe dans les caraïbes entre la "nouvelle espagne", le Guatemala et l'Europe. Les grandes puissances européennes comme la France, le Portugal, l'Angleterre et l'Espagne se disputent les marchés et les richesses du nouveau monde. Se multiplient alors les attaques de navires de commerce. Les corsaires et les pirates font fortune. Bacalar affrontera de nombreuses attaques qui feront presque fuir toute la population.De cette époque, Alejandro s'est constitué une très belle collection de bouteilles en verre soufflé, retrouvées souvent au fond de la lagune.

    Le Botadero - Der Botadero
    Le Botadero a gardé son nom du temps de l'exploitation du bois qui fut très intense dans la région. Botadero signifie en effet "jeter", c'est le lieu d'où on jetait le bois dans la lagune pour le transporter à travers les canaux jusqu'à la côte.On récoltait aussi ici le chiclé. L'ancêtre du chewing gum. Comme pour le caoutchouc, on pratiquait des "saignés" dans l'écorce d'une espèce d'arbre (désolé pour le nom, je l'ai oublié) pour récolter sa sa résine. Une fois traitée, on y ajoutait des aromes et voilà! un chewing gum 100% naturel. Alejandro a retrouvé sur son terrain différent type de hâches datant de cette époque. Il y a aussi des outils divers pour transporter le bois, des chaînes...des bouteilles, des produits étrangers. Il nous raconte qu'à cette époque, il était plus facile de s'approvisionnér en produits étrangers (crème de soin, remède pharmaceutiques...) qu'en produits du nord du Mexique car le commerce international était déjà très développé dans la région.Après plusieurs heures de discussion et de lecon d'archéologie, il est temps de ranger minutieusement tous ces petits morceaux d'histoire dans leur écrin de papier.Merci Alejandro d'avoir conserver et de partager ce petit trésor!

    Drehen wir das Zeitrad noch ein wenig weiter und betrachten die Jahrhundertwende vom 19. zum 20. Jh. In der Gegend wurden hauptsächlich zwei Dinge erwirtschaftet: Holz und Chicle. Botadero ist ein altertümlicher, spanischer Begriff und beschreibt den Ort, wo die Holzstämme zum Weitertransport in das Wasser geworfen werden. Und dies fand genau hier statt.
    Der Chicle-Baum wird ähnlich wie beim Kautschuk angeritzt, um den weissen, dickflüssigen Saft, der aus der Rinde tritt und abfliesst, schliesslich in einem Sack aufzufangen. Dieser wird erhitzt und wieder abgekühlt, was zu einer extremen Verhärtung führt. In Quadern wird der Chicle dann zu weiteren Verarbeitung verfrachtet. Er wurde vor allem zum Kaugummi verarbeitet und für jeglich Gummistoffe, bis er durch die chemische Revolution in den 50er Jahren ersetzt wurde.
    Wir bestaunen Äxte und sogenannte Perros ("Hunde", Metallgegenstände, die in den Holzstamm geschlagegn wurden, um die Stämme im Wasser beisammen zu halten), sowie noch mehr Flaschen auch für pharmazeutische Zwecke. Alejandro bittet uns kleinere Nachforschungen bezüglich einer Pariser Parfumflasche und einem deutschen Porzellanteller anzustellen. Vielleicht stossen wir ja noch auf ungeklärte Fragen!
    Somit beenden wir unsere Zeitreise und packen vorsichtig die Gegenstände wieder in das schützende Zeitungspapier. Etwas müde und hungrig verdauen wir die Eindrücke, um sie bei leckerer Kost nochmals zu erörtern.

    (Slideshow)

    Kapitän Ramon - Les pirates dans la tempête

    Der nette Mann von nebenan mit Archeologenambitionen stellt sich als überaus abenteuerlustig und darüberhinaus äusserst grosszügig heraus. Er lädt uns für zwei Tage auf seinem Katamaran ein, um ein wenig die Ecken und Enden der Lagune zu erforschen. Der Tag rückt heran und es werden Kisten mit Brot, Gemüse, viel Bier und Wein sowie Matrazen an Bord gehieft. Alles schön verstaut, lichten wir den Anker und Schiff Ahoi geht es auf die Reise.
    Zusammen mit seinem treuen Freund Christian Grob, der nach eigener Aussage seinem Namen alle Ehre mache, steuert uns Kapitän Ramon mit sicherer Hand übers Wasser. Der Bacardi-Orange fliesst literweise und die Gespräche über Leben, Liebe und Leidenschaften werden immer angeregter.
    Fast unbemerkt zieht sich das bedrohliche Grau über unseren Köpfen zusammen. Ein letztes Sandwich hinuntergekaut und das nächste Bier geöffnet und schon bricht die Nacht über uns ein, und mit ihr Regen und Sturm! Die Euphorie erreicht den kritischen Punkt des Wahnsinns. Wie Affen hangeln wir uns über die Riemen an Bord herum und jaulen durch die platschenden Tropfen hindurch. Es geht von einem Ufer zum nächsten, den Böen folgend. Das Bier hält uns warm. Doch nach zwei langen Stunden müssen sich meine durchweichten und vom Wind erfrorene Knochen in den Armen Stephanies erholen, ein kleines Nickerchen, dann ankern wir. Ramon hält sich den Kopf, es ist dunkel, was ist passiert? Doch versuchen wir erst ein wenig Schlaf in den engen Kammern zu finden.
    Dann endlich der nächste Morgen. Das Denken fällt mir schwer, aber der Sonnenaufgang ist bewundernswert. Wir stärken uns in einer kleinen Fonda im Dörfchen Buenavista. Alles traumhaft eingehüllt. Ramons aufgeplatztes Gesicht, die Hunde unterm Tisch und eigenartige Truthähne schleichen hinter unseren Rücken vorbei. Auch das Boot hat einige kleine Schaden abbekommen.
    Frisch gestärkt und etwas benommen treten wir die Rückreise unter brütender Sonne an. Wie Phantome folgen wir den wenigen Schatten an Deck. Langsam, bei schwachem Wind, treiben wir übers Wasser und kommen schliesslich zuhause an. Endlich! Doch was für ein Abenteuer! Jeder Zeit wieder Ramon, wir sind immer bereit. Und ein dickes ¡Muchas Gracias!

    Chez Alejandro, nous rencontrons beaucoup de ses amis. Ramon, par exemple, est le "nouveau futur" voisin. Il se construit aussi son petit coin de paradis, pour lui, sa femme, une francaise, et leurs trois enfants. Arrivés depuis 6 mois au bord de la lagune, ils ont le projet d'ouvrir une école de voile.
    Un matin, alors que nous "visitons" ensemble le musée d'Alejandro, il nous invite à découvrir d'une autre manière la lagune....cette fois en voilier!!!! Nous acceptons avec enthousiasme bien évidemment!
    Alejandro et deux amis de Ramon, Chrstian et Eugenia, se joignent à nous. L'équipage est au complet, avec une cargaison de vivre...Il fait un temps magnifique! A peine embarqués, Christian, le bras droit du capitaine Ramon, s'occupe de notre mise en condition à coup de cocktails de bacardi! Il faut se mouiller pour avoir le pied marin! Nous trinquons à ces 2 jours d'aventure. L'ambiance est chaude, les langues se délient et nous commencons à nous racontez nos vies, nos envies. On compare les modes de vie mexicain et européen. D'après Ramon, "ici, la vie s'improvise beaucoup, on s'organise au jour le jour".
    J'en profite aussi pour apprendre avec lui les bases de la navigation. Heureusement pour moi, le vent est clément et je peux tranquillement tenir la barre. Le temps s'écoule doucement et le soleil se couche doucement sur la lagune. Le vent est tombé et nous laisse admirer l'incroyable paysage de clair obscur. Au loin, les nuages s'amassent pour former une montagne noire déchirée d'éclair...serait ce moment de calme avant la tempête??...Et oui, je crois...nous voilà partis tout droit en sa direction. Mais cette heure, plus rien ne nous arrête... Al'attaque, à l'attaque, à l'attaque à l'attaque!!!!
    A chaque raffale, les verres claquent, on se donne du courage. La pluie se déchaîne mais nous restons sur le pont en marins courageux pour épauler le capitaine. La nuit est tombée, nous tentons de garder le cap et d'éviter les bancs de sable. Nous sommes trempés, il commence à faire froid... Aller encore un verre, il faut se réchauffer! Après une lutte acharnée, alors que je me suis finalement mise à l'abri, le calme revient et nous appareillons à Buena Vista...ouf. Le capitaine ne sera pas resté indemne, ni son bateau. Cette tempête leur laissera quelques petites cicatrices. L'équipage lui, est épuisé. A l'aurore nous reprenons des forces dans le petit village avant d'amorcer notre retour au port.
    Quelle aventure! Merci à toi Ramon pour ses souvenirs inoubliables! A la tienne!

    (Slideshow)

    Alltag im Rhythmus der Natur -
    Le quotidien au Botadero - le luxe d'une vie au rythme de la nature


    Vergessen wir einmal jeglichen Luxus, die gemütliche Matratze, die kühlende Klimaanlage oder das überreiche Frühstücksbuffet. Versuchen wir einmal Urlaub wirklich und sinnvoll zu geniesen. Vergessen sollte man auch die Scheu vor jeglichem kreuchelnden Insekt oder hungrigem Moskito. Einfach und unkompliziert. Begibt man sich für einige Tage in eine natürlich Umgebung wie dem Botadero erwachen unbekannte Sinne. Man wird feinfühlig gegenüber den natürlichen Aktivitäten. Man bestimmt die Zeit anhand des Sonnenstandes und mit grosser Sicherheit die Regenwahrscheinlichkeit anhand des Windes und seiner Richtung.
    Der Tag beginnt mit dem Sonnenaufgang, und mit ihm versucht man dieses morgenliche Spektakel vollkommen auszukosten. Die Lagune erstreckt sich klar und still vor uns und in der Küche kocht das Wasser. Es ist alles bereitgestellt für einen kleinen Kaffee. Die Nacht steckt noch ein wenig in den Knochen. Noch schnell ein kurzes Bad in diesem jungfräulichen Brunnen und der Kaffe schmeckt gleich doppelt so gut. Mario, Alejandros Mitarbeiter, beginnt seinen Arbeitstag und setzt sich noch einen Moment zu uns. Das Frühstück wird eigenhändig zubereitet. Heute gibt es frische Tortillas, belegt mit roten Bohnen, ein bisschen Rührei und würziger Chilisalsa. Zum Nachtisch eine frische Papaya mit etwas Müsli und Honig bestreut.
    Jetzt wird abgewaschen, die Küche aufgeräumt, die Terasse ein wenig durchgefegt und wieder ein kleiner Abstecher ins kühle Blau. Der Tag ist bereit für uns. Entweder steht eine kleine Aktivität bevor, wie zum Beispiel ein Museumsbesuch in den naheliegenden Städten Bacalar oder Chetumal, ein wenig Einkaufen, oder einfach nur relaxen. Ein guter, wiederentdeckter Zeitvertreib ist das Dominospiel. Stundenlang können wir die Steine aneinanderlegen. Zumindest solange Stéphanie ihre Geduld nicht verliert ;-).
    Nach dem Mittagessen wird erst einmal noch ein Kaffee getrunken und viel diskutiert. Es gibt immer einen Moment um sein Spanisch weiter unter die Probe zu stellen und noch dabei etwas zu lernen. Danach rupfen wir ein wenig Unkraut aus der Lagune, die sich mit der Zeit dort ansammelt und worin sich unangenehme Algen festfangen. Ein langwieriger aber doch eher angenehmer Zeitvertreib.
    Am Wochenende kommen dann auch Familien oder jugendliche Gruppen aus der Stadt, um sich ein wenig zu erholen. Man wird regelmässig eingeladen, ein wenig vom Barbecue oder den Bierchen zu probieren. Natürlich ist die Frage unausweichlich: ¿De dónde vienen? - Wo kommt ihr her? Der Rest ergibt sich ganz von selbst.
    Die Sonne verschwindet so gegen 18 Uhr und ihr Licht um 19 Uhr. Danach werden die Kerzen ausgepackt. Denn Strom gibt es hier nur im Notfall oder bei Gruppenbesuchen, die dafür auch zahlen. Wir trinken noch ein Betthupfer-Bierchen, eine letzte Diskussion und ab ins Zelt, wo noch ein wenig Spanisch gelernt und gelesen wird.
    Nachts stattet uns dann das "Haus"-Oppossum einen Besuch in der Küche ab, um in unserem Gemüse und Essensresten zu stöbern. Eigentlich könnten wir ihm schon einen Namen geben. Doch erwarten einen manchmal böse Überraschungen, wenn man mal nicht alles sorgfältig verschlossen oder verstaut hat. Was solls, es lebe der natürliche Zyklus! Ach ja! - Geduscht wird mit dem Wasser aus der Lagune - Aber natürlich!


    Au Botadero, on mene une vie simple et riche en échanges, avec Alejandro ou Mario, mais aussi avec les quelques amis qui passent le temps d'une nuit ou d'un week end pour savoureux à leur tour la paix de cet endroit.
    Loin de nous la modernité, le béton, la sécurite...Ici, c'est la nature qui impose sa loi. On réapprend ça apprécier l'essentiel.
    On se lève tous les jours avec le soleil. Le temps d'une petite baignade pour se réveiller et se mettre en appétit, il est alors temps de se préparer un petit déjeuner mexicain : oeufs brouillés, avocat, purée d'haricots rouges et fruits frais, sans oubliés les tortillas maison sìl vous plait.
    Ensuite au gré des envies et des surprises de la journée, nous lisons, travaillons notre espagnol, surtout en bavardant avec Mario autour d'un bon café...soluble. Nous partons en balade sur la lagune en cayac ou nous délassons un moment dans le hammac. Sergio nous ramènera d'une de ses expéditions sur la lagune, un peu d'argile à la bonne odeur de souffre! rien de tel pour un soin complet du corps!!
    On déguste des fruits suculents, mon préféré est la papaye jusqu'à présent. La contemplation est aussi une de nos activites quotidiennes. L'apres-midi, quand le soleil se fait encore trop chaud, c'est l'heure du jardinage...aquatique. On débarasse la lagune de quelques mauvaises herbes. Je découvre alors les traces d'un coffre au trésor...C'est seulement après trois jours de fouilles intensives que je m'apercois qu'il s'agit d'un tronc gigantesque enfoncé dans la vase...Bon...pas de trésor mais encore la preuve que c'est bien de là qu'on jetait le bois à l'eau.
    Le soleil va bientót se coucher. Vite à la douche, à l'eau de la lagune bien súr. Il est temps de sortir les bougies et de se préparer un bon repas avec Alejandro. Il en profite toujours pour nous raconter sa journée en ville et des histoires comme celle de la Mariposa :

    "C'est l'histoire d'une grand-mère qui vivait dans la forét, loin de la ville. Sa petite fille était d'une grande beauté et elle souhaitait la garder auprès d'elle, loin du regard des hommes. Elles habitaient une maison entourée d'un somptueux jardin où on pouvait trouver les plus beaux fruits et de majestueuses fleurs.
    Malgré toutes les précautions de la vieille dame, le bruit courrait déjà en ville qu'ici vivait une très très belle jeune fille, une merveille de la nature. Les jeunes hommes curieux, se rendaient alors les uns après les autres dans la forét mais n'en revenaient jamais.
    Un jour, un très beau jeune homme décida, lui aussi de partir à la rencontre de la jeune fille. Mais la grand-mère se tenait devant la porte et refusa de le laisser approcher. Elle le menaça de le transformer comme tous les autres qui s'étaient déjà présentés. Le jeune homme sourit et rit devant ses menaces. Et au moment où elle allait faire appel à ses pouvoirs, c'est lui le premier qui lui jeta un sort. Il la transforma en papillon de nuit. Et à chaque fois qu'elle chercherait refuge dans une maison, elle en serait chassée. Alors qu'elle devenait papillon, l'effet de sa magie disparaissait et toutes les plantes de son jardin se changeaient une à une en homme. Tous ceux qui s'étaient aventurés jusqu'ici étaient maintenant libérés du mauvais sort. Le jeune, lui, put alors aimer la jeune fille et aujourd'hui encore dans toutes les maisons on chasse la Mariposa (le papillon) qui cherche refuge."Fuera, fuera fuera Mariposa!"

    Vers 21h, après une partie de domino,jeu que nous avons redécouvert, le sommeil nous gagne déjà. Un dernier coup d'oeil dans la cuisine pour protéger nos fruits de la visite nocturne de notre petit voisin du dessus, le gourmant Opossum. Il sème le désordre ici toutes les nuits, mais on le tolère il est tellement mignon.
    Allez, au lit. Demain sera un autre jour, mon 10585 ème jour sur cette terre!!


    (Slideshow)

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