Sunday, April 29, 2007

Pour le développement de la région Ixil.

Nous entamons notre dernière semaine à Nebaj. Encore une semaine bien chargée. Nos entretiens se passent bien mais il ya encore beaucoup à faire avant d'arriver au bout.
Nous profitons de nos voyages en jeep dans les aldeas pour aller livrer du matériel aux communautés : moulins à moteur pour moudre le maïs ou le café. En échange de ce don de l'association, la communauté doit s'organiser pour le gérer collectivement et si au terme de 2 ans, l'expérience est concluante, le moulin lui appartient. Dans le cas contraire il est emmené dans une autre communauté. Ici, les gens n'ont pas l'habitude de travailler en cummun pour améliorer la productivité par exemple. C'est pourquoi, l'association Asaunixil développe ce genre de projet.
Nous livrons aussi du matériel pour construire des poulailler ou pour construire des fourneaux pour remplacer les feux de bois à même le sol qui posent des problèmes de salubrité dans les maisons et qui de surcroît consomment beaucoup de bois et participent de la déforestation.
Nous rencontrons aussi dans la semaine une autre association de petits producteurs de café bio. Avec son président Lorenzo, nous échangeons nos idées sur le développement.
Ici beaucoup de communautés sont très soumises et fatalistes par rapport à leur condition. Heureusement certaines personnes se battent et s'organisent pour que les choses bougent, elles sont de véritables force-vives. Il y a beaucoup d'associations dans la région. Asaunixil, ou plutôt Francisco, son coordinateur, a d'ailleurs initié un regroupement d'une trentaine des plus importantes (asso de femmes, de soutien aux victimes de la guerre civile, asso pour le développement..pour le respect des droits de l'homme...etc) : la MESA régionale Ixil. Le but est de faire poids pour que les accords de paix de 1996 soient respectés. Ces derniers devaient imposer à l'état et aux gouvernements successifs l'attribution d'aides au développement des régions indigènes au niveau de l'éducation, de la santé et de l'économie. Les familles victimes du conflit armées devaient aussi obtenir des aides et en mémoire de tous les crimes, devaient être construit des musées. Après plus de 10 ans de paix, rien n'a bougé.
La MESA travaille donc à l'application de ces accords , cherche et obtient le soutien d'organisations internationales pour faire pression sur les politiciens. Aujourd'hui, ils ont une visibilité auprès de l'ONU qui est aussi sensée veiller au respect des accords.

Cette semaine, nous assisterons à un jour quasi historique. Au terme de longues négociations avec le gouvernement et d'autres institutions du pays, la première annexe aux accords de paix est signée : le gouvernement s'engage à verser 27 millions de Quetzal (2.7 millions d'euros) pour le développement de projets liés aux accords de paix dans la région ixil. Bien sûr, l'annexe est floue et ne précise pas les dates et la manière dont va procéder le gouvernement malgré une lutte de la MESA pour obtenir plus de précisons, mais c'est un premier pas non-négligeable.
Le président du pays se déplacera à cette occasion (30 minutes!) pour assister à la signature et en profite pour faire campagne bien sûr (les élections sont en septembre). Son attitude est déplorable. No-comment! Mais la communauté ixil lui montre au travers du discours de Francisco, qu'elle n'est pas dupe et qu'il faudra à partir de maintenant composer avec sa participation à toutes les grandes décisions concernant tous projets sur son territoire comme la construction d'une centrale électrique qui est en train de s'amorcer.
Nous, nous assistons à tout ça émus, choqués aussi et heureux de pouvoir soutenir cette communauté de quelque forme que ce soit. Aujourd'hui par exemple, nous faisons figure de soutien international au côté de la communauté ixil.

Il est temps que les choses bougent ici et que ce peuple sorte de l'oppression.

A ce sujet d'ailleurs, il faut dire que l'église joue un rôle important. Elle est partout, omniprésente et participe activement à la résignation des esprits : "tu es pauvre, c'est le désir de Dieu!" Partout des sloggans à la gloire de "notre seigneur". C'est effrayant. Nous apprendrons à ce sujet que la CIA aurait aussi largement participé à l'implantation d'églises évangéliques pour mieux contrôler le peuple et manipuler leurs esprits meurtris par tant d'atrocité!

Vite, que les consciences se réveillent enfin!

Courage et longue vie à des associations comme Asaunixil et la MESA!


Finale im Fuerzo

Die Interviews der Familien füllen weiterhin unsere Tage aus, oder zumindest ein Teil davon. Immer häufiger dient der Pickup Materiallieferungen und wir müssen zeitig mit dem letzten, öffentlichen Mikrobus nach Nebaj zurückfahren. Unsere Bilanz fällt leicht frustrierend aus: 28 Interviews in 11 Arbeitstagen. Aber die Dinge folgen hier einem anderen Rhythmus.

Mit Marcia lernen wir den Präsidenten von A.P.D.K. kennen, einer weiteren Organisation, die den ökologischen Kaffeeanbau und -vertrieb fördert und organisiert. Damit werden dann gleichzeitig gemeinnützige Projekte entwickelt, unter anderem auch die Position der Frauen, die eher dem Patriarchen unterliegen als ihre eigene Meinung äussern können.

Eines der Grundprinzipien vieler dieser ONGs ist die Vereinigung und Konzentrierung der einzelnen Kräfte. Die Organisationseinheit, die funktioniert ist die Familie. Die Menschen sind es nicht gewöhnt Dinge zu teilen und sich mit anderen abzusprechen. Dadurch bewegen sich die Projekte im kleinen Rahmen und entwickeln sich schleppend oder gar nicht. Die Organisationen versuchen unter anderem durch gemeinsame Projekte miteinander zu verbinden. Ein schönes Projekt von Asaunixil ist zum Beispiel eine Maismühle womit der tägliche Bedarf für die Herstellung der Tortillas garantiert wird. Die Organisation bezahlt die Mühle, mit der Bedingung, dass sich innerhalb von zwei Jahren ein selbsttragendes Geschäft entsteht. Denn jede Mahlung bringt Einnahmen und gleichzeitig entstehen Kosten durch Pflege und Benzin für den Motor. Fünf Familien sollen sich die Arbeit teilen und organisieren. Asaunixil gibt das nötige Wissen und kontrolliert. Wenn das Projekt nicht funktionieren sollte, dann wird die Mühle wieder abgeholt. Läuft alles wie geplant, entsteht ein neues, kleines Unternehmen mit Einkommen und der Wiederaufbau ist wieder ein ganz kleines Stückchen weiter.

Wir treffen noch einen anderen Präsidenten, und zwar den von Guatemala, Óscar Berger. Er kommt zwar nicht unsretwegen, doch dürfen wir an einem historischen Moment Guatemalas teilnehmen. Francisco Velasco Marroquin, der Präsident von Asaunixil ist ebenfalls Direktor des Tisches der Region Ixil. Etwa 30 Organisationen haben sich zusammengeschlossen um gegenüber der Regierung mehr Gewicht und Einfluss zu erlangen. Ein sehr schwieriges Unternehmen, da jede Organisation auch ihre eigenen, persönlichen oder politischen Ziele verfolgt. Es wurde ein Treffen mit dem Präsidenten von Guatemala organisiert um dem Friedensvertrag von 1996 einen Annex hinzuzufügen. Schon in der ursprünglichen Version ist die Regierung dazu aufgefordert Entschädigungen an die vertriebenen Familien und für die Massaker zu zahlen. Ausserdem soll der Wiederaufbau gefördert und das Militär abgezogen werden. Tatsache ist, dass in 11 Jahren fast gar nichts geschehen ist. Der Annex soll dem ein wenig entgegentreten.

Das Treffen stellt sich als frustrierendes Spektakel heraus. 30 Minuten stehen zur Verfügung, damit sich vier Menschen über die Zukunft der Region Ixil äussern. Danach wird unterzeichnet, noch schnell ein Foto mit dem Präsidenten, eine Indianerfrau im Arm haltend, lächelnd, und weiter gehts im Programm. Man sollte wissen, dass in fünf Monaten Wahlen in Guatemala stattfinden, und der Präsident versucht öffentlich im günstigen Licht zu stehen. Nach seinem Abflug steht die Menge etwas verdutzt da. Keine Frage durfte gestellt werden, der Stimme der Menschen wurde nicht mal eine Sekunde gewidmet, und der Präsident besitzt sogar die Frechheit Autogramme auszuteilen! Ein Hoch auf die Demokratie!

Doch Francisco behält seinen Mut. Für ihn macht trotz allem das Treffen Sinn, und er bestärkt die Zusammenarbeit der Organisationen, und dass Punkt für Punkt alles Notwendige in Angriff genommen wird, damit die Entwicklung voran geht, und zwar für den Menschen.

Die Abende und Wochenenden verbringen wir weiterhin mit unseren Freunden. Jeder von ihnen trägt hier seinen kleinen Anteil zur Entwicklung bei. Es wird viel diskutiert oder einfach nur entspannt getrunken um den Tag ausklingen zu lassen.

Unsere Zeit in Nebaj geht zu Ende. Wir begleiten die Familie zu einem Ausflug, um den 15. Geburtstag von Yulissa, einer der Töchter, zu feiern. Jetzt hoffen wir noch, dass der Geldautomat bald wieder aufgefüllt wird, damit wir unsere Weiterreise zum See Atitlán bezahlen können.

Ich empfehle Euch noch, dann ist das Kapitel aber wirklich zu Ende, einen Blick auf den Blog von Benjamin zu werfen. Er kommt aus Deutschland, studiert Fotografie, und begleitet Projekte rund um Nebaj und bald vielleicht auch noch darüberhinaus. Spannende Bilder über Politik und Leben in Guatemala!

(Slideshow)

Tuesday, April 24, 2007

La haut dans la montagne...un peu plus près du ciel...?

Grâce à l'aide de Marcia et à ses contacts, nous pouvons donc déjà passer à l'action à peine 4 jours après notre arrivée.

Chaque matin nous partons avec la jeep de l'association à l'assault des cols cahoteux qui ont chaque jour raison de notre vieux tank! Une pause s'impose avant l'ultime ascension pour refroidir le moteur. Au bout d'une heure trente de rally nous atteignons alors Salquil qui se trouve à 18 km de Nebaj.

Accompagnés de la jeune Maria et de Mec, nous rencontrons les familles et découvrons leur mode de vie.
Nous travaillons en équipe car ici les gens parlent ixil et Maria et
Mec nous le traduisent. Nos entretiens durent environ 1h-1h30 selon les personnes.

Salquil est l'une des plus importantes aldeas de la région avec plus de 1000 habitations et
17000 habitants. Les familles ici sont en effet très grandes. Il y a environ 5 à 7 enfants par couple.Les maisons sont de briques de terre, de bois ou de parpin avec un toît , pour la plupart, de taule. Il n'y a pas plus de 2 pièces : une chambre et une cuisine. Le sol est de terre battue, au mieux de ciment. On y trouve vraiment que le stricte nécessaire.

Dans la cour, on pend les épis de maïs pour les faire sécher. Quelques volailles se chamaillent leur trouvailles.


La plupart des gens ici sont agriculteurs. Ils cultivent le maïs, les haricots rouges, quelques légumes comme le guisquil ou le chile cayote (sorte de courgette sucrée géante). Ces produits représentent l'essentiel de leur alimentation.Certains ont encore un cochon ou une vache, d'autres quelques moutons.

Les progrès technologiques de notre monde moderne ne sont pas encore arrivés jusqu'ici! Tout se fait à la main. Les outils sont rudimentaires et se résument souvent à une machette. Elle se porte à la ceinture dans son étui de cuir, toujours à porter de la main pour couper le bois,
creuser un trou, travailler la terre...
Pour porter le bois, les plus chanceux ont une mûle ou un cheval, les autres font des kilomètres le dos ou la tête chargés de plusieurs kilos.

Les femmes s'occupent des enfants, de moudre le maïs et tissent les fameux Wippiles agenouillées sur un simple sac dans la cour.
Les enfants participent aussi beaucoup à tous ces travaux, dès l'âge de 8 ans. De l'enfance, ils passent directement à la réalité du monde adulte. Ils
vont aussi à l'école bien sûr, une demie journée, le matin ou l'après midi. Parfois ils n'y vont pas du tout.

En bref, la vie est très dure dans ces montagnes et les gens ont une force incroyable.

Traversant le village dans tous les sens, nous sommes pour les enfants d'ici les "gringos", ça les
fait beaucoup rire, nous un peu moins mais il est clair qu'ils ne voient pas souvent de touristes dans le coin.

Nos impressions sont fortes et contradictoires face à tout ça : Nous sommes fascinnés par la douceur des traits de tous ces visages que nous croisons et par la force de leur regard. Les couleurs qu'ils portent fièrement et humblement à la fois sont chatoyantes, chamarées et salies. La montagne est magnifique et dure. La nature est reine mais les poubelles y fleurissent parfois plus que les fleurs...Ah, il y a tellement à dire, mais nous sommes, je crois, encore en train de comprendre tout cet univers et il est prématuré de mettre en mot toutes nos sensations.

A la fin de la journée, nous sommes épuisés et poussiéreux. Nous retrouvons alors nos amis aux Descanso pour décompresser et partager de bons moments comme l'anniversaire de Marcia ou d'autres soirées autour d'un billard ou d'un verre.

Si vous souhaitez voir plus d'images de tous ces gens, vous pouvez vous référer au blog de Benjamin qu'on vous propose en lien. Ca vaut la peine.

Leben in Nebaj


Mit Marcia ziehen wir durch die Strassen, auf dem Weg zu unseren neuen Gastfamilie. Wir werden feierlich von Adeleida und ihrer Familie begrüsst. Ihre drei Töchter, Julissa mit 14 Jahren, die 12-jährige Emilsa und schliesslich Berenice, die Jüngste mit 8 Jahren umringen uns und lassen nicht mehr los. Sie wollen alles wissen, bis ins kleinste Detail, voller Energie und unermüdlich. Doch brauchen wir erst einmal eine Dusche und ein wenig Ruhe.

In den ersten Tagen entdecken wir Nebaj, schlendern über den Markt oder entspannen uns bei einem Kaffe oder einer Limonade im Descanso, einer farbenfrohen Mischung aus Café und Restaurant. Der Blog benötigt etwas Auffrischungsarbeit und die Fotos müssen geordnet und gebrannt werden.

Gespannt begeben wir uns zu unserem ersten Meeting mit Asaunixil. Einer der vielen Organisationen, die sich um die Entwicklung der ökonomischen Situation in der Region kümmern, wie auch der Menschenrechte, Gleichberechtigung der Frauen und einer fundierten Ausbildung der Kinder und Jugendlichen. Asaunixil konzentriert sich auf landwirtschaftliche Aktivitäten, gesundheitliche Versorgung und Ausbildung. Mit Cosme und einigen Mitarbeitern diskutieren wir den Fragebogen durch, mit dem wir uns die nächsten drei Wochen auf die Dörfer begeben um die Familien über ihre Situation auszufragen. Es geht darum, genügend Informationen zu sammeln, um gezielt neue Projekte zu entwickeln.

Die erste Kommune Salquil liegt etwa 18 Kilometer in den Bergen entfernt, und zählt mit etwa 1100 Familien zu den wichtigeren Orten. Der Weg stellt sich als schwierig heraus. Der Pickup von Asaunixil scheint aus Vorkriegszeiten zu stammen und die steinigen Serpentinen sorgen dafür, dass wir regelmässig die Natur bestaunen dürfen, während sich der Motor erholt und das Kühlwasser brodelnd aus dem Reservoir dampft. Doch man gewöhnt sich zwangsweise an jegliche Umständlichkeit.

Miguel und María begleiten uns und übersetzen unsere Fragen in Ixil. Mit der Sprache begnen wir einer ganz anderen Kultur und Art zu Leben. Jede Familie bebaut sein eigenes Stück Land, um sich mit dem Nötigsten zu versorgen, was sich meistens mit Mais und Bohnen resumieren lässt. Gekocht wird mit einem kleinen Feuerchen auf dem Boden. Schlechte, oder einfach gar nicht vorhandene Abzugsysteme verqualmen die Häuser, wo sich die Menschen und vor allem die Kinder rund um die Uhr aufhalten. Gespielt wird auf dem Boden, dass heisst auf der Erde, zwischen den pickenden Hühnern und schmatzenden Schweinen. Mit etwas Glück schafft es eine Familie genügend Ernte für ein Jahr zu produzieren und vielleicht ein wenig auf dem Markt zu verkaufen. Die Frauen weben meistens traditionelle Kleidung. Eine unglaublich aufwendige Arbeit, die nur für wenig Geld verkauft werden kann. So müssen sich viele mit Krediten behelfen, um nicht hungern zu müssen. Doch besitzt dieses Volk eine unglaubliche Stärke. Unerschöpflich bearbeiten sie ihr kleines Stück Land mit den wenigen Werkzeugen, die sie besitzen, oder schleppen kiloschwere Last auf dem Kopf oder Rücken über Berg und Tal.

Alle haben unter dem Bürgerkrieg gelitten, viele haben Familienmitglieder durch sinnlose Massaker verloren. Noch heute werden Massengräber aufgesucht, um die Leichen, die seit über 20 Jahren dort verschorrt liegen, den Familien zu übergeben, damit diese mit einem anständigen Begräbnis Abschied nehmen können. Man spricht selten darüber. Die Erinnerung ist noch zu frisch und der Schmerz noch lange nicht verheilt.

Schritt für Schritt versuchen die Organisationen die Misere zu bekämpfen. Leider sind häufig auch persönliche oder politische Interessen darin verwickelt. Ein grosses Durcheinander! Nicht umsonst versuchen Forschungsprojekte ein wenig Licht in die Angelegenheit zu bringen. Doch gibt es Fortschritte. Entwicklungen in der Ausbildung vermindern erheblich die Analphabetenrate und verschiedenste Projekte verbessern Ernten oder die Viehzucht. Man könnte schon von einem kleinen Licht am Ende des Tunnels sprechen.

Abends suchen wir etwas Entspannung im Descanso oder bei Freunden. Wir entdecken das Kartenspiel als angenehme Abwechslung, gestalten Filmabende oder versuchen uns im Salsatanz oder Billardspiel, was unserer Gastmutter weniger gefällt. Sie zöge es vor, dass wir artig zu menschenwürdigeren Uhrzeiten nach Hause kämen. Die Kommunikation leidet, und selten teilen wir unsere Erlebnisse mit der Familie. Grund dafür ist auch die Omnipräsenz ihrer Religion. Das gesamte Wohnzimmer ist mit Psalmen und geschmacklosen Bildern regelrecht tapiziert.

Prinzipiell spielt Religion in Guatemala eine ganz entscheidende Rolle im Entwicklungsprozess. In der zweiten Hälfte des Bürgerkrieges hat sich eine neue Kirche ausgebreitet. Die sogenannte "Evangelische" Kirche. Sie scheint aber nur dem Namen dem europäischen Pendant zu gleichen. Laut Cosme, unserem baskischen Freund, handelt es sich dabei um ein von der CIA unterstütztes Projekt um die Bevölkerung ruhig und bei Laune zu halten. Grundprinzipien sind zum Beispiel totale Enthaltsamkeit von Alkohol und Zigaretten, der Glaube an die einzig wahre Religion, mit "baldiger" Erlösung, und alles entspringt dem Willen Gottes. Oder anders gesagt: Stelle bloss keine Fragen, Arbeite fleissig und alles ist gut, so wie es ist!

Es gibt eine unglaugliche Anzahl von diesen "evangelischen" Kirchenhäusern. Und jeden Donnerstag, Samstag und Sonntag, ab um 4 Uhr Nachmittags bis um 8 oder 9 Uhr Abends wird Gottesdienst gefeiert. Laute, ganz schlecht gespielte und gesungene Musik, die sich aus zwei Akkorden zusammensetzt und sich über Stunden im selben Rhythmus wiederholt, bis sich die Leute in einem Tranceartigen Zustand befinden, und dann wird kräftig Jesus angepriesen, er sei ja immer mit uns. Oft werden sogar noch Lautsprecher an der Aussenseite angebracht, so dass auch jeder im Dorf die Message empfängt. Es gibt dann auch noch einen "evangelischen" Fernseh- und Radiosender, mit unglaublich schlechten Musikvideos von singenden "Evangelen" oder überambitionierten, ja schon fanatische Predigten. Auf jedem zweiten Auto klebt auch ein kleiner Spruch mit nicht zu übershenden Buchstaben: "Ein Geschenk Gottes", "Jesus ist mit uns", "Mit Jesus sind wir stark" und was nicht sonst noch für unerträglichen Stumpfsinn. Jetzt schnell ins Descanso und ein kleines Bierchen, denn das Paradies ist glaube ich nichts für mich!

(Slideshow)

Saturday, April 21, 2007

Halbzeit in Nebaj

Es zählt hier nahezu zum Volkssport, die Busse bis auf den letzten Fleck auszufüllen. Dies mag ja zunächst ganz witzig erscheinen den Nachbarn halb auf dem Schoss sitzen zu haben, mit den Knien schmerzhaft zwischen den Sitzreihen verkantet zu sein und mit der linken Hand im Sichtfeld des Übernächsten herumzufummeln. Doch die nächsten 4 bis 6 Stunden stellen sich in dieser oder vergleichbarer Position schnell als quälende Höllenfahrt heraus. Die Strassen, oder eher zu breit geratene Waldwege, schlängeln sich durch die Berge, auf denen wir von einem Schlagloch zum nächsten hüpfend in Schrittgeschwindigkeit die Kilometer abrattern. Wie ist es nur möglich, dass die Insassen in Ruhe ihr Nickerchen abhalten können ohne sich durch das ganze Hin- und Herschleudern ihrer Köpfe das Genick zu brechen?

Wir müssen mehrmals umsteigen, mal eingequetscht im sogenannten Mikrobus, mal auf der Ladefläche eines Pickups, vom frischen Fahrtwind umweht. Man muss viel fragen. Fahrpläne oder Hinweise für Busstationen gibt es hier nicht.

Die Semana Santa geht zu Ende und einige ihrer Alkoholleichen dekorieren die Gehwege oder hängen sich an die müden Touristen. Äusserst schwierig diese wieder im ruhigen und freundlichen Ton loszubekommen. Die Misere sorgt dafür, dass Alkohol selten zum reinen Genuss und für etwas Heiterkeit getrunken wird, sondern eher zum Vergessen des häufig zum Dahinsiechen verdammten Leben.

Wir erreichen unser Ziel. Nebaj liegt in den Bergen im östlichen Teil Guatemalas und umfasst eine Region mit 90-95% indianischer Bevölkerung, hauptsächlich von den Maya abstämmige Ixil. Hier hat der Bürgerkrieg ganz besonders hart zugeschlagen. Ganze Dörfer wurden komplett dem Erdboden gleich gemacht. Besonders in den 80er-Jahren kam es zu den blutigsten Massakern, keiner und nichts wurde verschont. Seit dem Friedensvertrag ist die Situation wieder etwas stabiler. Doch muss quasi alles wieder von Grund auf neu errichtet werden. Geld gibt es dafür natürlich kaum. Die Bevölkerung auf dem Land ist extrem verarmt und schafft es kaum sich ordentlich durchzufüttern.

Wir wollen einen Monat bleiben und versuchen an einem Projekt teilzunehmen. Marcia kennt durch ihre Nachforschungen etliche Organisationen und besorgt uns auch gleich flux ein Treffen mit Cosme, ein Baske, der für eine spanische Organisation arbeitend in ganz Zentralamerika unterwegs ist, um dort Projekten den letzten Schliff zu verpassen. Er schlägt uns vor an einer Untersuchung teilzunehmen. Es handelt sich um eine Art Umfrage in den Dörfern, um festzustellen welche Dinge fehlen, welche Projekte am dringensten sind. Gleich am nächsten Morgen soll es losgehen.

Jetzt geht es dann erst einmal zu unseren neuen Gastfamilie. Ja richtig, diesmal kein Hotel! Marcia hat uns auch gleich noch ein Zimmer in ihrer Gastfamilie in Nebaj besorgt. Organisatorisch läuft hier ja alles wie geschmiert.

Nebaj, au coeur de la région Ixil.

Après un voyage encore éprouvant, nous atteignons la petite ville de Nebaj dans les montagnes de la Sierra Madre.
Il y reigne une agréable atmosphère. L'air est frais. Les regards sont plus doux et les sourires plus faciles à dénouer.
Dans toute la ville, se propage une odeur de feu de bois. Ici, encore peu de famille possèdent un fourneau, encore moins une gazinière. Pour cuisiner, le plus commun est un simple feu à même le sol dans leur petite maison de brique ou de bois.

Nous sommes accueillis par la même famille que Marcia, qui nous loue une chambre. A notre arrivée, les trois chicas de la maison nous font la fête : il y a l'aînée Julisa de 15 ans, Emilsa de 12 ans, et la petite dernière, un vrai clown, Berenice de 8 ans. Et puis il y a leur maman Adelaïda.

Les premiers jours, nous visitons la ville, son marché, son bar-resto le "Descanso" et nous jetons un oeil sur toutes les organisations non-gourvernementales à la recherche d'un projet de volontariat.

A ce sujet, Marcia nous présente son ami Cosme, un coopérant basque qui apporte son soutien à une association : Asaunixil, pour le développement de la communauté Ixil et de ses villages alentours.
Il nous parle de la situation de la région. Comme je vous le disais la dernière fois, ici, la guerria fut particulièrement violente. Il y a eu des massacres importants, les villages ont été détruits et certains abandomnés entièrement. Depuis quelques années, les réfugiés reviennent sur leur terre ou ce qui l'en reste.

Au Guatemala, les communautés indigènes sont discriminées et délaissées par les pouvoirs publics. Certains se rassemblent alors en association pour faire valoir leurs droits et faire respecter les accords de paix concernant le développement des régions les plus pauvres et qui furent les plus opprimées.

Asaunixil fait partie de ces associations. Elle oriente son travail sur trois grands axes :
- l'éducation : formations diverses proposées aux populations ixils, bourses d'études pour les femmes
- la santé : ouverture de pharmacies où les médicaments sont vendus à un prix minimes.
- développement agricole et technique : projet de culture sur les terrains comunautaires, construction d'une serre pour la culture de fleurs et de tomates, distribution de moulins pour moudre le maïs et le café...

Finalement, nous décidons de participer nous aussi au projet de cette même association après avoir rencontré l'équipe et Francisco, le président.
Notre mission sera de rassembler des informations sur la vie dans les aldeas (villages), sur les pratiques agricoles, l'élevage, le niveau d'éducation, l'état des habitations...
Avec cette banque d'informations, il est question de déterminer les besoins les plus urgents de ces populations islolées.

Il est maintenant temps pour nous de se retrousser les manches!

(Slideshow)

Monday, April 09, 2007

Semana Santa im Kerzenschein

Den Beginn der heiligsten aller Wochen durften wir noch in Flores bestaunen. Eine, von den Städtern gespielte, Eröffnungsprozession der Kreuzigung Jesus Christus. Für uns bedeutet diese Woche eine organisatorische Herausforderung. Die Preise schnellen in die Höhe, und freie Hotelzimmer werden zu Raritäten.

Unsere Reise geht weiter nach Semuc Champey. Ein kleiner Zwischenstopp in Cobán, wo wir den Schlafsaal mit zwei Dänen, Mathias und Maria, teilen. Zu viert erreichen wir am nächsten Tag unser Ziel. Semuc Champey ist eine Stelle des Flusses Cahabón, an der sich mehrere natürliche Schwimmbassins befinden. Wunderbar zum Planschen und Tauchen. Das Ganze von einer herrlichen Natur umgeben, und fertig ist das absolute Ferienparadies für Abenteuerlustige.

Wir wohnen im "El Portal", ein zwei Monate altes Bungalow-Hotel. Hier stossen wir auf Keren aus Israel und zwei Holländern, Doron und Marcia. Eine lustige Mischung aus Reisenden. Zum ersten Mal verbringen wir unsere Zeit ausschliesslich mit Ausländern. Zusammen entdecken wir die Höhlen von Lonquin oder besuchen die Abschlussprozession der Semana Santa. Zur Abkühlung ein kleiner Sprung von der 10 Meter hohen Brücke oder den kantigen Felsen in den kalten Fluss. Stundenlange Diskussion bis spät in die Nacht runden die Tage auf perfekte Weise ab.

Der Höhepunkt: Las Grutas Las Marias! Eine Tropfsteinhöhle mit unterirdischen Fluss. Was diese Angelegenheit so spannend macht, ist die Tatsache, dass keine Elektrizität existiert und alles im Kerzenschein entdeckt werden muss. Ausserdem ist der gesamte Weg im Wasser zurückzulegen, teilweise sogar schwimmend, und das mit Kerze in der Hand!

So schnell lassen wir unseren neuen Freunde nicht mehr los. Marci und Doron sind nämlich nicht nur zum Reisen in Guatemala. Als Anthropologenstudenten untersuchen sie zur Zeit die Fortschritte der NGOs (nongovernmental organisations - regierungsunabhängige Organisationen), die sich um den Wiederaufbau nach dem Bürgerkrieg - ofizielles Ende: 1996 - kümmern. Dazu gehört auch die erneute Integration der indianischen Flüchtlinge. Dies verlangt viel Arbeit in den verschiedensten Bereichen wofür natrürlich mal wieder wenig oder gar kein Geld zur Verfügung gestellt wird. Das System funktioniert vor allem durch eine bedeutende Anzahl von freiwilligen Helfern.

Wir folgen also Marci nach Nebaj, eine Stadt in einer Region mit vielen Aktivitäten, wo wir vielleicht hoffentlich die nächsten Wochen unsere Zeit für konstruktive und notwendige Arbeit nutzen können.
Semuc Champey - L'aventure commence...

Nous expérimentons à nouveau les transports guatémaltèques. On est prévenu, ça n'aura rien avoir avec nos trajets confortables mexicains...ça va secouer!! Les routes sont en général en très mauvais état. A vrai dire, seuls les plus grands axes sont en partie asphaltés.

Pour se déplacer, il y a le choix entre les vieux bus scolaires américains ou les minibus. Dans les deux cas, il faut se préparer : kilomètres après kilomètres, on est de plus en plus entassés.
Nous choisissons la camionnette qui nous paraît un peu plus sûre pour serpenter sur les routes de montagnes.

Après 7h de route, nous arrivons enfin à Coban. Nous y passerons une nuit bien fraîche avant de repartir pour Semuc Champey accompagnés de deux jeunes danois très sympas : Maria et Matthias.

Semuc Champey est situé au coeur de la montagne dans la région de Verapaz. Le climat y est chaud et humide, tropical en bref. Le soleil domine le matin mais vers 14h, les nuages reprennent le dessus. C'est un climat idéal pour la culture du cacao, du café et de la cardamome. La montagne est vraiment très belle.

Semuc n'est pas un village mais un site naturel magnifique. La rivière forme sur 100 mètres une succession de vasques à l'eau limpide. Ce sont des piscines naturelles. Dès notre arrivée, nous y passons l'après-midi avec toutes les familles guatémaltèque qui profitent ici de leurs quelques jours de congés.

Le lendemain, nous dévalons la rivière avec Lico, le patron du Portal où nous avons poser nos pénates. Les fesses bien vissées dans des chambres à air de voiture, on se laisse emporter par le courant et admirons le paysage.

L'ambiance au Portal est aussi très convivial le soir venu. Une grande table est dressée sous la cabaña pour réunir les touristes à l'heure du dîner. C'est là que nous ferons la connaissance de Keren, une jeune israélienne et de deux étudiants hollandais Marcia et Doron, sans oublié non plus Maria et Matthias.
Ensemble, nous partageons de fortes expériences : sauter d'un pont de 10 m dans l'eau bien fraîche de la rivière...attention aux fesses, ça claque!! Bon, pour ma part je me contente d'un rocher de 4 m après avoir tergiversé quelques 40 minutes au dessus du vide!!
Nous assistons à la dernière procession de la semana santa dans le village de Lanquin. C'est un défilé aux mille couleurs mais dans une ambiance aussi très grave.
Nous explorons aussi des grottes à la nage, une bougie à la main. Une vrai aventure !
Nous savourons encore de très belles soirées à la lumière de la bougie, avec nos amis les insectes géantissimes, autour d'un verre et d'une belotte à l'hollandaise.
Avec Marcia et Doron, nous approffondissons nos connaissances sur la situation du pays :

En fait, les communautés mayas sont très nombreuses ici et représentent 70 pourcent de la population. Elles ont été les plus grandes victimes de la guerre civile qui a déchiré le Guatemala pendant 36 ans et qui s'est terminée il y a seulement 10 ans. Le pays se remet difficilement de tout ça. L'inalphabétisme est très fort. Certaines régions sont extrèmement pauvres. Tout est à reconstruire mais bien sûr certains profitent allègrement de la situation. Le Guatemala est un pays qui possède de grandes richesses naturelles mais le peuple ici n'en voit évidemment pas la couleur. Ce sont les grands propriétaires terriens qui se partagent le gâteau! Pendant que les enfants souffrent de mal nutrition. Et les hommes politiques ici ne cherchent pas vraiment à changer les choses, ils se remplisssent simplement les pôches. Heureusement, de plus en plus d'organisations non gouvernementales se développent un peu partout et font pression sur la communauté internationale pour obtenir des fonds et obtenir des engagements du gouvernement.
Marcia nous parle aussi de son travail sur le retour des réfugiés sur leur terre qui est loin d'être simple comme vous pouvez vous l'imaginer.

Au terme de ce week-end très dense en découvertes, nous décidons de suivre Marcia à Nebaj, une petite ville de la région ixil, où le conflit armé a été particulièrement violent.

(Slideshow)
El Remate - Tikal

De Flores, nous partons pour le village d'El Remate à quelques 30km. Un peu plus loin des touristes avec qui décidément on a du mal à rester.
Nous profitons du lac et du paysage valloné alentour.
Les gens vivent ici un peu du tourisme, surtout en cette période de vacances, et de l'agriculture. Globalement, la vie semble nettement plus dure ici. Les enfants travaillent aussi beaucoup et les sourires sont plus timides. Ce n'est bien sûr qu'une première impression. Pour ce qui est de nos rencontres avec les otoctones, elles sont pour l'instant souvent motivées par l'argent, ce qui n'enlève rien à leur amabilité mais on doit s'habituer.

Au lever du soleil, nous partons pour Tikal, une des plus grande cité du monde maya. Comme Palenque, elle est plongée dans la jungle tropicale, avec ses singes araignées et hurleurs, ses toucans et autres autres oiseaux étonnants comme le "Pabo" - espèce de dindon sauvage très coloré.

Ce site est peut être le plus impressionnant jusqu'à maintenant. Ces temples, éloignés de quelques kilomètres, culminent à des hauteurs vertigineuses. Nous pouvons atteindre leur sommet en crapahutant sur de petites échelles en bois à environ 50m de haut....l'ascension est assez angoissante mais le spectacle est superbe : la jungle s'étendant à perte de vue. Un peu de repos et de méditation avant de s'y replonger pour arriver au palais ou temple suivant.
Le site est immense car à l'apogée de la ville de Tikal, au VI ème siècle, elle comptait 90000 habitants.
Le mystère de ce site reste son emplacement. Dans un environnement aussi hostile que la jungle, les archéologues ne comprennent toujours pas pourquoi les mayas ont choisi de s'y installer.


Tief im Dschungel auf der Spur der Maya

Wir lassen nicht locker. Nach drei ruhigen Wochen im Botadero brauchen wir wieder ein wenig Wegstrecke. Das Reisefieber feuert uns wieder an. Doch bleiben wir mit nur 30 Kilometern sehr zurückhaltend. Nach El Remate, auf die andere Seite des Sees Petén Itza, gehts. Hier ist es ruhiger und wir entspannen uns im kühlenden Wasser. Noch mit ein paar Schwierigkeiten begegnen wir der neuen Lebensart der Quatemaltesern. Deutlich ärmer, versucht man aus jeglicher Situation irgendwie Geld herauszuschlagen. Doch kann man ihnen das etwa übel nehmen? So versuchen wir uns daran zu gewöhnen ohne den Kontakt zur lokalen Gemainschaft zu scheuen.

Noch haben wir nicht genug von den Mayas und kaufen ein Ticket fürs Taxi zur berühmtesten Stätte Guatemalas: Tikal. Der Wecker klingelt um 5 Uhr 10, ein bisschen Zähneputzen und rein ins Taxi! Wir scheinen uns noch nicht wirklich von unserer Abschiedsfeier in Chetumal erholt zu haben. Unsere kleine Reiseverpflegung fällt kläglich aus: Reiseführer und Sonnenbrille vergessen, ein mickriges Lunchpaket vom Hotel und gerade soviel Geld, dass es für den Eintritt reicht. Was wir nicht bedacht haben, ist die Tatsache, dass wir damit etwa 7 Stunden überleben müssen!

Der Ausflug stellt sich als fantastisches Erlebnis heraus. Tief im Dschungel befindet sich die ehemalige Stadt. Nur ein äusserst geringer Teil ist wirklich sichtbar. Der Rest liegt noch tief vergraben unter dichtem Urwald. Man fühlt sich schon wie ein kleiner Indiana Jones, wenn man, eine Liane und Palmenblätter aus dem Weg schiebend, wieder auf einen Tempel stösst. Eine ganz besondere Herausforderung für Höhenängstige. Mit mulmigem Gefühl besteigt man die Pyramiden über wackelige, an der Seite angebrachte Holzleitern. Viel Absicherungen gibt es hier nicht. Doch lohnen sich die pulstreibenden Aufstiege. Der Ausblick über Dschungel bis zum Horizont aus dem die einzelnen Tempelspitzen herauststechen ist überwältigend!

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Flores

Es ist wahr, dass man gelegentlich seinen Reiseführer ernsthaft zu Rate ziehen sollte, vor allem vor einer geplanten Grenzüberschreitung. Man hat ja eigentlich sonst nichts besseres zu tun. Doch wie es das Schicksal immer wieder gerne will, geschehen die Dinge selten so wie sie, einem naivem Stumpfsinn glaubend, geschehen sollten.

So geschah es also, dess unsere Reise von Mexiko, über Belize und schliesslich nach Guatemala mit einigen, kleineren Schwierigkeiten bestückt war.Erstens: die Qualität der Busse büst gleich der ökonomischen Situation der Länder erheblich ein.Zweitens: die Visas bekommt man zwar automatisch, doch muss man dafür Geld hinlegen, sogar nicht wenig, und vor allem in der entsprechenden Währung. Wenn diese nicht mitgeführt werden sollte, gibt es immer nette Menschen in der Nähe, die zu unverschämten Preisen umtauschen. Doch hat man die Wahl?Drittens: höhere Berge und dichterer Dschungel sorgen unter anderem für schlechtere Zustände der immer kurvenreicheren Strassen. Somit werden kurze Strecken zu nicht enden wollenden Busfahrten.

Müde kommen wir mit leerem Geldbeutel in Flores an. Nächste Etappe: das Geldziehen! Von Mexiko total verwöhnt, suchen wir ganz natürlich einen Geldautomaten. Doch diese gibt es hier nicht an jeder Ecke. Am 15. und 30. kommt es schon mal vor, dass diese Maschinchen nichts mehr ausspucken können. Es existiert hier tatsächlich ein Mangel an Scheinen, die ausserdem eher an verbrauchte Wischlappen erinnern.
Endlich können wir unsere Jugendherberge bezahlen. Das Publikum eher jung und abenteuerlustig: kosmopolit, wie man so schön sagt. Wir halten uns ein wenig abseits, da für unseren Geschmack zuviel über das Reisen an sich gesprochen wird und wenig über Land und Leute selbst, und das Ganze dazu noch auf Englisch.

Doch was unsere Aufmerksamkeit weckt, ist die kleine Bibliothek im "Salon". Ich greife nach einem Umberto Eco auf deutsch. Fehler! Ich überzeuge sogar Stephanie noch einen Tag länger zu bleiben, aber reichen die zwei Tage nicht für die 620 Seiten. Schade für das Buch, doch tat uns diese Pause gut, um wirklich in Guatemala anzukommen. Das Abenteuer kann beginnen!


Changement de décor : le Guatemala

Nous voilá donc partis pour quelques semaines au Guatemala. Mais le voyage sera assez pénible, á vrai dire!! Et ce pour plusieurs raisons :
- La fete de la veille d'abord ou de la nuit plus précisément. Résultat, nous sommes de vrais zombies...
- A cela s'ajoute l'état de la route qui va du Belize á la frontiére guatemaltéque. Elle est parait-il á l'image des relations qu'entretiennent les deux pays: tortueuse et cahoteuse!
- Le bus guatemaltéque est aussi particuliérement poussiéreux. Pour une fois, je regrette l'air climatisé des bus mexicains. Il fait une chaleur acablante.
-Enfin, arrivés á la frontiére du Guatemala, les choses sont un peu compliquées. Nous avons en effet oublié de prendre des devises pour payer le laisser-passer. Heureusement quand meme, de jeunes gens nous attendent á la sortie du bus pour nous vendre des Quetzales (la monnaie d'ici). La tete quelque peu embuée, c'est l'heure du calcul mental... au secours! Merci Carlo d'avoir résolu ce casse tete!! A charge de revanche.
C'est donc aprés plus de 8h de trajet, que nous arrivons sur les bords du lac Petén Itza, á Santa Elena. Nous passons un pont pour rejoindre la petit ile de Florés oú nous allons enfin pouvoir nous remettre de la fete á Chetumal! AHHHHHHHHHHHH
Nous optons rapidement pour l'auberge Los Amigos, trés confortable et cosmopolite. Ici, nous nous préparons doucement á notre nouvelle immersion. Il est temps de penser á notre itinéraire. Mais nous profitons aussi beaucoup du calme et de l'ombre, pour dévorer de bon polar et autre roman á notre disposition dans la bibliothèque. Ca fait un bien fou.

Flores est par ailleurs est une petit ville touristique paisible et pittoresque qui est un trés bon point de départ á notre périple au Guatemala. Sous un soleil écrasant, nous assistons aussi ici á la 1ére procession de la semana santa : la crucifixion du Christ interprété par les gens de la ville.


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