Sunday, April 29, 2007

Pour le développement de la région Ixil.

Nous entamons notre dernière semaine à Nebaj. Encore une semaine bien chargée. Nos entretiens se passent bien mais il ya encore beaucoup à faire avant d'arriver au bout.
Nous profitons de nos voyages en jeep dans les aldeas pour aller livrer du matériel aux communautés : moulins à moteur pour moudre le maïs ou le café. En échange de ce don de l'association, la communauté doit s'organiser pour le gérer collectivement et si au terme de 2 ans, l'expérience est concluante, le moulin lui appartient. Dans le cas contraire il est emmené dans une autre communauté. Ici, les gens n'ont pas l'habitude de travailler en cummun pour améliorer la productivité par exemple. C'est pourquoi, l'association Asaunixil développe ce genre de projet.
Nous livrons aussi du matériel pour construire des poulailler ou pour construire des fourneaux pour remplacer les feux de bois à même le sol qui posent des problèmes de salubrité dans les maisons et qui de surcroît consomment beaucoup de bois et participent de la déforestation.
Nous rencontrons aussi dans la semaine une autre association de petits producteurs de café bio. Avec son président Lorenzo, nous échangeons nos idées sur le développement.
Ici beaucoup de communautés sont très soumises et fatalistes par rapport à leur condition. Heureusement certaines personnes se battent et s'organisent pour que les choses bougent, elles sont de véritables force-vives. Il y a beaucoup d'associations dans la région. Asaunixil, ou plutôt Francisco, son coordinateur, a d'ailleurs initié un regroupement d'une trentaine des plus importantes (asso de femmes, de soutien aux victimes de la guerre civile, asso pour le développement..pour le respect des droits de l'homme...etc) : la MESA régionale Ixil. Le but est de faire poids pour que les accords de paix de 1996 soient respectés. Ces derniers devaient imposer à l'état et aux gouvernements successifs l'attribution d'aides au développement des régions indigènes au niveau de l'éducation, de la santé et de l'économie. Les familles victimes du conflit armées devaient aussi obtenir des aides et en mémoire de tous les crimes, devaient être construit des musées. Après plus de 10 ans de paix, rien n'a bougé.
La MESA travaille donc à l'application de ces accords , cherche et obtient le soutien d'organisations internationales pour faire pression sur les politiciens. Aujourd'hui, ils ont une visibilité auprès de l'ONU qui est aussi sensée veiller au respect des accords.

Cette semaine, nous assisterons à un jour quasi historique. Au terme de longues négociations avec le gouvernement et d'autres institutions du pays, la première annexe aux accords de paix est signée : le gouvernement s'engage à verser 27 millions de Quetzal (2.7 millions d'euros) pour le développement de projets liés aux accords de paix dans la région ixil. Bien sûr, l'annexe est floue et ne précise pas les dates et la manière dont va procéder le gouvernement malgré une lutte de la MESA pour obtenir plus de précisons, mais c'est un premier pas non-négligeable.
Le président du pays se déplacera à cette occasion (30 minutes!) pour assister à la signature et en profite pour faire campagne bien sûr (les élections sont en septembre). Son attitude est déplorable. No-comment! Mais la communauté ixil lui montre au travers du discours de Francisco, qu'elle n'est pas dupe et qu'il faudra à partir de maintenant composer avec sa participation à toutes les grandes décisions concernant tous projets sur son territoire comme la construction d'une centrale électrique qui est en train de s'amorcer.
Nous, nous assistons à tout ça émus, choqués aussi et heureux de pouvoir soutenir cette communauté de quelque forme que ce soit. Aujourd'hui par exemple, nous faisons figure de soutien international au côté de la communauté ixil.

Il est temps que les choses bougent ici et que ce peuple sorte de l'oppression.

A ce sujet d'ailleurs, il faut dire que l'église joue un rôle important. Elle est partout, omniprésente et participe activement à la résignation des esprits : "tu es pauvre, c'est le désir de Dieu!" Partout des sloggans à la gloire de "notre seigneur". C'est effrayant. Nous apprendrons à ce sujet que la CIA aurait aussi largement participé à l'implantation d'églises évangéliques pour mieux contrôler le peuple et manipuler leurs esprits meurtris par tant d'atrocité!

Vite, que les consciences se réveillent enfin!

Courage et longue vie à des associations comme Asaunixil et la MESA!


Finale im Fuerzo

Die Interviews der Familien füllen weiterhin unsere Tage aus, oder zumindest ein Teil davon. Immer häufiger dient der Pickup Materiallieferungen und wir müssen zeitig mit dem letzten, öffentlichen Mikrobus nach Nebaj zurückfahren. Unsere Bilanz fällt leicht frustrierend aus: 28 Interviews in 11 Arbeitstagen. Aber die Dinge folgen hier einem anderen Rhythmus.

Mit Marcia lernen wir den Präsidenten von A.P.D.K. kennen, einer weiteren Organisation, die den ökologischen Kaffeeanbau und -vertrieb fördert und organisiert. Damit werden dann gleichzeitig gemeinnützige Projekte entwickelt, unter anderem auch die Position der Frauen, die eher dem Patriarchen unterliegen als ihre eigene Meinung äussern können.

Eines der Grundprinzipien vieler dieser ONGs ist die Vereinigung und Konzentrierung der einzelnen Kräfte. Die Organisationseinheit, die funktioniert ist die Familie. Die Menschen sind es nicht gewöhnt Dinge zu teilen und sich mit anderen abzusprechen. Dadurch bewegen sich die Projekte im kleinen Rahmen und entwickeln sich schleppend oder gar nicht. Die Organisationen versuchen unter anderem durch gemeinsame Projekte miteinander zu verbinden. Ein schönes Projekt von Asaunixil ist zum Beispiel eine Maismühle womit der tägliche Bedarf für die Herstellung der Tortillas garantiert wird. Die Organisation bezahlt die Mühle, mit der Bedingung, dass sich innerhalb von zwei Jahren ein selbsttragendes Geschäft entsteht. Denn jede Mahlung bringt Einnahmen und gleichzeitig entstehen Kosten durch Pflege und Benzin für den Motor. Fünf Familien sollen sich die Arbeit teilen und organisieren. Asaunixil gibt das nötige Wissen und kontrolliert. Wenn das Projekt nicht funktionieren sollte, dann wird die Mühle wieder abgeholt. Läuft alles wie geplant, entsteht ein neues, kleines Unternehmen mit Einkommen und der Wiederaufbau ist wieder ein ganz kleines Stückchen weiter.

Wir treffen noch einen anderen Präsidenten, und zwar den von Guatemala, Óscar Berger. Er kommt zwar nicht unsretwegen, doch dürfen wir an einem historischen Moment Guatemalas teilnehmen. Francisco Velasco Marroquin, der Präsident von Asaunixil ist ebenfalls Direktor des Tisches der Region Ixil. Etwa 30 Organisationen haben sich zusammengeschlossen um gegenüber der Regierung mehr Gewicht und Einfluss zu erlangen. Ein sehr schwieriges Unternehmen, da jede Organisation auch ihre eigenen, persönlichen oder politischen Ziele verfolgt. Es wurde ein Treffen mit dem Präsidenten von Guatemala organisiert um dem Friedensvertrag von 1996 einen Annex hinzuzufügen. Schon in der ursprünglichen Version ist die Regierung dazu aufgefordert Entschädigungen an die vertriebenen Familien und für die Massaker zu zahlen. Ausserdem soll der Wiederaufbau gefördert und das Militär abgezogen werden. Tatsache ist, dass in 11 Jahren fast gar nichts geschehen ist. Der Annex soll dem ein wenig entgegentreten.

Das Treffen stellt sich als frustrierendes Spektakel heraus. 30 Minuten stehen zur Verfügung, damit sich vier Menschen über die Zukunft der Region Ixil äussern. Danach wird unterzeichnet, noch schnell ein Foto mit dem Präsidenten, eine Indianerfrau im Arm haltend, lächelnd, und weiter gehts im Programm. Man sollte wissen, dass in fünf Monaten Wahlen in Guatemala stattfinden, und der Präsident versucht öffentlich im günstigen Licht zu stehen. Nach seinem Abflug steht die Menge etwas verdutzt da. Keine Frage durfte gestellt werden, der Stimme der Menschen wurde nicht mal eine Sekunde gewidmet, und der Präsident besitzt sogar die Frechheit Autogramme auszuteilen! Ein Hoch auf die Demokratie!

Doch Francisco behält seinen Mut. Für ihn macht trotz allem das Treffen Sinn, und er bestärkt die Zusammenarbeit der Organisationen, und dass Punkt für Punkt alles Notwendige in Angriff genommen wird, damit die Entwicklung voran geht, und zwar für den Menschen.

Die Abende und Wochenenden verbringen wir weiterhin mit unseren Freunden. Jeder von ihnen trägt hier seinen kleinen Anteil zur Entwicklung bei. Es wird viel diskutiert oder einfach nur entspannt getrunken um den Tag ausklingen zu lassen.

Unsere Zeit in Nebaj geht zu Ende. Wir begleiten die Familie zu einem Ausflug, um den 15. Geburtstag von Yulissa, einer der Töchter, zu feiern. Jetzt hoffen wir noch, dass der Geldautomat bald wieder aufgefüllt wird, damit wir unsere Weiterreise zum See Atitlán bezahlen können.

Ich empfehle Euch noch, dann ist das Kapitel aber wirklich zu Ende, einen Blick auf den Blog von Benjamin zu werfen. Er kommt aus Deutschland, studiert Fotografie, und begleitet Projekte rund um Nebaj und bald vielleicht auch noch darüberhinaus. Spannende Bilder über Politik und Leben in Guatemala!

(Slideshow)

No comments: