Es zählt hier nahezu zum Volkssport, die Busse bis auf den letzten Fleck auszufüllen. Dies mag ja zunächst ganz witzig erscheinen den Nachbarn halb auf dem Schoss sitzen zu haben, mit den Knien schmerzhaft zwischen den Sitzreihen verkantet zu sein und mit der linken Hand im Sichtfeld des Übernächsten herumzufummeln. Doch die nächsten 4 bis 6 Stunden stellen sich in dieser oder vergleichbarer Position schnell als quälende Höllenfahrt heraus. Die Strassen, oder eher zu breit geratene Waldwege, schlängeln sich durch die Berge, auf denen wir von einem Schlagloch zum nächsten hüpfend in Schrittgeschwindigkeit die Kilometer abrattern. Wie ist es nur möglich, dass die Insassen in Ruhe ihr Nickerchen abhalten können ohne sich durch das ganze Hin- und Herschleudern ihrer Köpfe das Genick zu brechen?
Wir müssen mehrmals umsteigen, mal eingequetscht im sogenannten Mikrobus, mal auf der Ladefläche eines Pickups, vom frischen Fahrtwind umweht. Man muss viel fragen. Fahrpläne oder Hinweise für Busstationen gibt es hier nicht.Die Semana Santa geht zu Ende und einige ihrer Alkoholleichen dekorieren die Gehwege oder hängen sich an die müden Touristen. Äusserst schwierig diese wieder im ruhigen und freundlichen Ton loszubekommen. Die Misere sorgt dafür, dass Alkohol selten zum reinen Genuss und für etwas Heiterkeit getrunken wird, sondern eher zum Vergessen des häufig zum Dahinsiechen verdammten Leben.
Wir erreichen unser Ziel. Nebaj liegt in den Bergen im östlichen Teil Guatemalas und umfasst eine Region mit 90-95% indianischer Bevölkerung, hauptsächlich von den Maya abstämmige Ixil. Hier hat der Bürgerkrieg ganz besonders hart zugeschlagen. Ganze Dörfer wurden komplett dem Erdboden gleich gemacht. Besonders in den 80er-Jahren kam es zu den blutigsten Massakern, keiner und nichts wurde verschont. Seit dem Friedensvertrag ist die Situation wieder etwas stabiler. Doch muss quasi alles wieder von Grund auf neu errichtet werden. Geld gibt es dafür natürlich kaum. Die Bevölkerung auf dem Land ist extrem verarmt und schafft es kaum sich ordentlich durchzufüttern.
Wir wollen einen Monat bleiben und versuchen an einem Projekt teilzunehmen. Marcia kennt durch ihre Nachforschungen etliche Organisationen und besorgt uns auch gleich flux ein Treffen mit Cosme, ein Baske, der für eine spanische Organisation arbeitend in ganz Zentralamerika unterwegs ist, um dort Projekten den letzten Schliff zu verpassen. Er schlägt uns vor an einer Untersuchung teilzunehmen. Es handelt sich um eine Art Umfrage in den Dörfern, um festzustellen welche Dinge fehlen, welche Projekte am dringensten sind. Gleich am nächsten Morgen soll es losgehen.Jetzt geht es dann erst einmal zu unseren neuen Gastfamilie. Ja richtig, diesmal kein Hotel! Marcia hat uns auch gleich noch ein Zimmer in ihrer Gastfamilie in Nebaj besorgt. Organisatorisch läuft hier ja alles wie geschmiert.
Nebaj, au coeur de la région Ixil.
Après un voyage encore éprouvant, nous atteignons la petite ville de Nebaj dans les montagnes de la Sierra Madre.
Il y reigne une agréable atmosphère. L'air est frais. Les regards sont plus doux et les sourires plus faciles à dénouer.
Dans toute la ville, se propage une odeur de feu de bois. Ici, encore peu de famille possèdent un fourneau, encore moins une gazinière. Pour cuisiner, le plus commun est un simple feu à même le sol dans leur petite maison de brique ou de bois.
Nous sommes accueillis par la même famille que Marcia, qui nous loue une chambre. A notre arrivée, les trois chicas de la maison nous font la fête : il y a l'aînée Julisa de 15 ans, Emilsa de 12 ans, et la petite dernière, un vrai clown, Berenice de 8 ans. Et puis il y a leur maman Adelaïda.
Les premiers jours, nous visitons la ville, son marché, son bar-resto le "Descanso" et nous jetons un oeil sur toutes les organisations non-gourvernementales à la recherche d'un projet de volontariat.A ce sujet, Marcia nous présente son ami Cosme, un coopérant basque qui apporte son soutien à une association : Asaunixil, pour le développement de la communauté Ixil et de ses villages alentours.
Il nous parle de la situation de la région. Comme je vous le disais la dernière fois, ici, la guerria fut particulièrement violente. Il y a eu des massacres importants, les villages ont été détruits et certains abandomnés entièrement. Depuis quelques années, les réfugiés reviennent sur leur terre ou ce qui l'en reste.
Au Guatemala, les communautés indigènes sont discriminées et délaissées par les pouvoirs publics. Certains se rassemblent alors en association pour faire valoir leurs droits et faire respecter les accords de paix concernant le développement des régions les plus pauvres et qui furent les plus opprimées.
Asaunixil fait partie de ces associations. Elle oriente son travail sur trois grands axes :
- l'éducation : formations diverses proposées aux populations ixils, bourses d'études pour les femmes
- la santé : ouverture de pharmacies où les médicaments sont vendus à un prix minimes.
- développement agricole et technique : projet de culture sur les terrains comunautaires, construction d'une serre pour la culture de fleurs et de tomates, distribution de moulins pour moudre le maïs et le café...
Finalement, nous décidons de participer nous aussi au projet de cette même association après avoir rencontré l'équipe et Francisco, le président.
Notre mission sera de rassembler des informations sur la vie dans les aldeas (villages), sur les pratiques agricoles, l'élevage, le niveau d'éducation, l'état des habitations...
Avec cette banque d'informations, il est question de déterminer les besoins les plus urgents de ces populations islolées.
Il est maintenant temps pour nous de se retrousser les manches!
(Slideshow)
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